La sagesse, c’est un maximum de lucidité,
dans un maximum de bien-être.
L’exorcisme n’est pas une panacée, un remède universel à
tous les maux. Jésus lui-même nous en avertit : Lorsque
l'esprit impur est sorti d'un homme, il va par des lieux arides, cherchant du
repos, et il n'en trouve point. Alors il dit: Je
retournerai dans ma maison d'où je suis sorti; et, quand il arrive, il la
trouve vide, balayée et ornée. Il s'en va, et il
prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui; ils entrent dans la
maison, s'y établissent, et la dernière condition de cet homme est pire que la
première.
(Matthieu
12.43-46)
Nous sommes tous agressés par le démon, quotidiennement. Il
n’est pas besoin de cracher de la bave verte pour cela. L’action du démon
commence par la tentation.
C’est son action ordinaire, à laquelle même le Christ a été soumis. Après la
tentation suivent l’obsession, la vexation, l’infestation et seulement
exceptionnellement la possession.
Il vaut toujours mieux prévenir que guérir. Bien vivre, être
en confiance, déborder de joie et d’énergie, doit être aussi la caractéristique
d’un véritable chrétien, qui suit « Celui qui a tué la mort », le
Christ. Or l’arme pour nous maintenir dans la lumière, pour empêcher les
« sept esprits plus méchants » de revenir dans notre maison, c’est le
discernement, la sagesse.
Il n’est pas vrai qu’un chrétien doit être bête,
« heureux les pauvres en esprit » veut dire « heureux les
modestes », non pas « heureux les imbéciles » ! Paul dit
d’ailleurs : « dans l'Église, j'aime mieux dire cinq paroles avec mon
intelligence, afin d'instruire aussi les autres, que dix mille paroles en
langue. Frères, ne soyez pas des enfants sous le rapport du jugement; mais pour
la malice, soyez enfants, et, à l'égard du jugement, soyez des hommes faits. » (1 Cor.
14.19-20)
C’est par le discernement que l’on se met à l’abri des
attaques maléfiques, qu’elles soient le fait d’hommes, ou de démons. C’est le discernement
qui nous permet d’éviter de souffrir à cause d’eux. Le discernement est l’arme
que doit manier l’amour pour se défendre lui-même. « Plus fort que le glaive est mon
esprit ». L’esprit doit soutenir l’amour, tout comme l’amour doit
éclairer l’esprit.
J’ai suivi des études de philosophie non pas pour que le
verbiage obscur des sorbonnards étouffe mon amour de la vie et des hommes, mais
pour aiguiser mon esprit, afin qu’il aide mieux encore mon cœur dans ses
combats quotidiens. Car la foi en la vie, et l’amour des hommes ne doivent pas
forcément rester béats et irréfléchis.
Chacun peut se fortifier l’esprit et lutter plus
efficacement contre ce qui obscurcit sa joie de vivre et son amour. Mais il est souvent difficile
d’avancer tout seul. Les pensées, les conceptions, les certitudes se
bousculent dans notre pauvre tête, et chacune clame une dévotion exclusive. On
s’éprend d’une d’entre elles, et les autres crient à la trahison, on embrasse
une autre, et la première nous fait une scène de jalousie. On finit par les
abandonner toutes et ne les aimer que de loin, avec circonspection, mais aussi
avec calcul, ce qui n’en contente aucune.
On fait un stage de Yoga, une retraite dans un monastère, on
lit le dernier Cyrulnik, le dernier Onfray, le dernier Benoît XVI… Et on n’est
pas plus avancé… Il est plus facile d’avoir une tête bien pleine qu’une tête
bien faite !
Ceux qui souhaitent mettre de l’ordre dans leurs idées et
peinent à le faire tous seuls, peuvent faire appel à ma cuisine personnelle !
J’essaierai de les nourrir du mieux que je peux ! Dieu nous a tous doté d’une arme contre les
esprits malins : c’est notre propre esprit ! Il faut juste
apprendre à la manier ! Contactez-moi
pour en parler.