C’est une question
superflue pour ceux qui souffrent de maléfices ou d’attaques démoniaques. Ceux qui se la posent n’ont pas
à m’appeler.
Si
j’ai décidé de m’impliquer dans ce combat, c’est par indignation devant la
hiérarchie catholique française, qui a trahi son sacerdoce. Aujourd’hui, alors
que les manifestations sataniques sont plus qu’évidentes, ces messieurs se
demandent si le diable existe réellement. Pas plus tard que le 9 décembre 2005,
les téléspectateurs de KTO ont eu l’occasion de voir l’inénarrable
« père » Maurice Bellot, exorciste de Paris, déclarer tout bonnement
qu’il ne sert à rien, puisque selon lui, « L’Eglise
ne reconnaît pas que le Mal puisse s’emparer de l’esprit de quelqu’un !
(…) Personne ne peut posséder personne. » Inouï, ce soir-là,
il y a dû y avoir une grande fête en enfer ! (pour
voir l’enregistrement de l’émission, cliquez ici : http://www.ktotv.com/video_data.php3?numero=1127;
voir mon commentaire de cette émission ici Comment
renier sa foi en une émission télé)
Une
telle démission, une telle lâcheté, c’est de la non assistance à âmes en danger ! Sous
prétexte de modernisme, ces néo-prêtres ont abandonné la charge qui leur a été
confiée par Jésus ! Mais puisqu’ils s’en revendiquent, c’est Lui qui les
jugera !
A
considérer les choses historiquement, c’est comme si l’Eglise catholique était
tombée d’un excès dans un autre excès : après avoir vu le diable partout, elle ne veut plus le
voir nulle part ! Ces néo-prêtres trahissent le Message du Christ
car, s’il n’y a pas de diable, il n’y a pas de pardon non plus ! Ils ont
tellement peur d’être taxés d’obscurantisme, quand ils n’ont pas peur du diable
lui-même, qu’ils sont devenus plus freudiens que Freud ! Ils veulent
prouver au monde qu’ils sont modernes ! Mais pourquoi sont-ils
alors devenus prêtres ? Ils n’avaient qu’à devenir psys ou militants
socialistes. Parce que sans exorcisme, qu’est-ce que
le catholicisme sinon un sous-marxisme mièvre ?
On ne peut servir Freud et Jésus à la
fois. On ne peut avoir
deux maîtres, comme dit l’adage, parce que l’on finit par aimer l’un et
mépriser l’autre. Selon Freud, nous serions tous, conformément au complexe d’Œdipe, parricides et incestueux, fondamentalement et
irrémédiablement tourmentés par la mauvaise conscience. Or selon Jésus, nous
sommes tous rachetés et purifiés de tout mal, et accusés à tort de crimes
imaginaires, comme… le parricide et l’inceste. On ne peut croire en même temps au pardon dans le Christ,
et à la culpabilité dans l’Oedipe ! C’est soit l’un, soit
l’autre !
Pourquoi exorciser ? Parce que le diable n’est pas
« une figure mythique
du Mal » sans aucune influence dans la vie quotidienne ! Car dans ce
cas, chers néo-prêtres, pourquoi Jésus serait-il
autre chose qu’une « figure mythique du Bien, sans influence dans la vie
quotidienne » ? Ce n’est pas parce que c’est mythique, que ce n’est
pas quotidien ! Ceux qui croient le quotidien désacralisé, démythifié, ne sont pas
chrétiens.
Pourquoi exorciser ? Parce que des hommes souffrent, et
qu’ils ne trouvent pas comment vaincre cette souffrance. Parce que nous ne
sommes pas libres de nos mouvements d’âme. Parce qu’à chaque étape de notre
vie, nous avons besoin de quelqu’un sur qui nous appuyer. Parce que nous sommes
faibles, et que ne pas le reconnaître n’est qu’orgueil et vanité.
Pourquoi exorciser ? Parce que le corps de chacun est le temple du Saint Esprit !
Chasser le démon, c’est chasser les ténèbres, afin que la lumière brille
toujours dans ce temple !
Pourquoi exorciser ? Pour que « Dieu soit tout en
tous », comme dit Paul. (1 Cor. 15.28) « Ne savez-vous pas que vous êtes
le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? » (1 Cor.
3.16)